Petit-déjeuner d’entreprises

Le petit-déjeuner d'entreprises sur les difficultés de recrutement et solutions associées a réuni 77 participants à l'Hôtel des communes le 21 mars dernier.

Evènement

Publié le vendredi 24 mars 2017

Avec un taux de chômage de 5,2%, le bassin des Herbiers est monté sur la 2e marche des taux d’activités de France. Véritable force du Pays des Herbiers, ce quasi plein-emploi pose parfois des difficultés de recrutement et impose aux entreprises d’être toujours plus séduisantes et attractives, afin d’attirer et de fidéliser les bons collaborateurs« , introduit Véronique Besse, Présidente de la Communauté de communes du Pays des Herbiers, devant un parterre de 77 dirigeants, preuve de l’importance de la question.

•C’est Laurent Soullard, directeur du Pôle emploi des Herbiers-Montaigu qui a dressé le tableau de la situation sur le bassin économique.

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« Nous étions à 5,7 % de taux de chômage au premier semestre, puis 5,21 % fin décembre. Nous devrions certainement passer sous la barre des 5 % prochainement« .

 

 

 

 

Soit à la fin décembre 2891 demandeurs d’emplois de catégorie A et 1082 de catégorie B (- de 78h de travail par mois). C’est d’autant plus remarquable, en terme de dynamisme, que le territoire gagne des habitants contrairement à des bassins d’emplois où le faible taux de chômage s’explique aussi par une baisse de la population.

Pour faire face à la pénurie de main d’oeuvre, les solutions existent. Pour certaines entreprises, il s’agira de se développer ailleurs ou de mécaniser sa production.

Mais il est possible aussi de former ces demandeurs d’emplois. A Pôle emploi, 585 personnes sont passées par ce chemin et 70 % ont ainsi pu être reclassés. Autres dispositifs : le recrutement par simulation, l’accueil de futurs salariés en immersion, des actions autour des conditions de travail…

•Chez Prochimir, le directeur de production, Christophe Nielz est arrivé il y a 18 mois sur le site pouzaugeais qui comptait 38 salariés à l’époque. Aujourd’hui, ils sont 52 à travailler dans cette entreprise spécialisée dans la plasturgie.

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« Nous sommes passés par une Action de formation préalable au recrutement (AFPR). Sur les 15 personnes passées par ce dispositif, 6 ont signé un CDI, 5 un CDD, 1 est en intérim et 2 sont en Période mise en situation en milieu professionnel (PMSMP)« .

 

 

 

•Du côté du Groupe PapinVivien Mouillé est le responsable des ressources humaines, le problème de recrutement était lié… à son poste.

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« A l’époque le groupe Papin (Saint-Fulgent) c’était 250 salariés et la menuiserie Elva (Les Brouzils) un peu plus. Les dirigeants de ces entreprises occupaient la fonction RH. J’ai fait un temps partagé entre ces deux entreprises. Avec la croissance de ces deux entreprises, je suis désormais à plein temps chez Papin« .

 

 

•Chez Gebo Cermex (Saint-Laurent-sur-Sèvre), Guillaume Berdayes, responsable des ressources humaines a mis l’accent sur l’importance des salariés actuels.

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« Nos postes nécessitent du personnel qualifié, maîtrisant souvent l’Anglais. On ne peut pas se permettre un turn-over trop important. En 5 ans, seulement deux jeunes que nous avons formés n’ont pas été gardés après leurs études et nous n’avons que deux démissions à l’année« .

 

 

Conditions de travail agréable, sécurité des postes avec peu d’accident de travail… et même un ostéopathe qui vient dans l’usine, chez Gebo Cermex on bichonne ses salariés « sans faire une guerre au salaire ». Et on projette d’embaucher 40 personnes !

Pour Hugues Pasquier, président des Herbiers Entreprises, « la Ville et la Communauté de communes va-t-elle chercher nos futurs collaborateurs dans les bassins économiques sinistrés ?« .

« C’est compliqué et souvent les gens n’ont pas forcément envie de venir vivre ici. Mal préparé, avec une famille restée dans la région d’origine, c’est souvent l’échec. Nous avons un vivier de personnes ici qu’il nous faut former« , explique Laurent Soullard.

Et Guillaume Berdayes d’ajouter, « Et faire venir une personne, c’est aussi prévoir un 2e recrutement pour le conjoint… ».